Brazzaville : le cimetière d’Itatolo devenu une véritable jungle




Fermé au public depuis quelques décennies, le cimetière public situé dans le neuvième arrondissement de Brazzaville, Djiri, est devenu l’ombre de lui-même.

La tradition du 1er novembre a été respectée dans les différents cimetières de Brazzaville. En effet, à Itatolo, c’est le ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, qui a déposé une gerbe de fleurs au nom du gouvernement. « La République, à travers ma modeste personne, fait son devoir consistant à honorer ses morts. Si, chaque 1ernovembre, une telle cérémonie est organisée, c’est pour dire que nous n’oublions jamais nos morts et nous pensons toujours à eux. C’est pourquoi, nous venons chaque fois les honorer », a indiqué le ministre.

Manque de cimetière public à Brazzaville

Depuis la fermeture du cimetière d’Itatolo, la ville capitale ne dispose plus d’endroit public pour enterrer les morts. Ainsi, des parents sont obligés de débourser des sommes exorbitantes d’argent aux privés pour inhumer les leurs. Interpellé par la presse sur cette question, Fidèle Dimou a indiqué que le gouvernement y songe actuellement. « Il y a un cimetière qui est en train d’être aménagé à quelques encablures d’ici. Il reste à arranger les voies d’accès, le gouvernement y pense », a-t-il conclu sans donner plus de détails.




Les services municipaux interpellés sur l’insalubrité

L’administrateur-maire de Djiri, Ida Victorine Ngampolo, s’est, quant à elle, plainte de l’herbe qui a déjà occupé tous les espaces. « J’ai causé avec les agents des pompes funèbres municipales pour que nous réfléchissions à la mise en place des comités devant permettre d’entretenir ces espaces. Le Premier ministre a pris une note demandant aux ministères, administrations et autres de mettre à profit le premier samedi de chaque mois pour l’assainissement des villes, mais que devons-nous faire avec les cimetières où reposent pour l’éternité nos proches ? », s’est-elle interrogée.

En effet, les cimetières situés le long de la Nationale II présentent deux visages. Si au niveau du privé, notamment Bouka, Ekouya et la Grâce des lieux sont entretenus, le secteur public  par contre est abandonné. Les cimetières sont transformés en véritable forêt, obligeant certains parents de rebrousser chemin car ne pouvant plus retrouver là où ils ont inhumé leurs proches. Le seul lieu entretenu est la stèle érigée pour le gouvernement, où chaque 1er novembre, un ministre vient déposer une gerbe de fleurs.

Un véritable marché de fortune

En dehors de la vente d’articles liés à la fête de Toussaint comme les fleurs, les bougies et autres, les Brazzavillois ont pris l’habitude d’ériger des marchés de fortune le long de l’avenue principale. Cette tradition a été respectée dans la partie nord de la ville, où malgré les effets de la crise que traverse le pays, des produits de toute nature ont été étalés. On pouvait voir des fruits, notamment les mangues, la boisson, les grillades et bien d’autres objets prisés par les Congolais. Ce qui a justifié, entre autres, des embouteillages monstres observés tout au long de la journée.

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