Cinéma : le film  » Sous l’ombre de la liberté » sera tourné au Congo

L’ancien Marines américain, Tchicaya Missamou, a annoncé, le 25 mai à Brazzaville, qu’il avait choisi son pays natal au détriment de l’Afrique du Sud pour le tournage du film tiré de son livre autobiographique : « In the Shadow of Freedom », en français « Sous l’ombre de la liberté ».

En séjour au Congo, le Dr Tchicaya Missamou a échangé avec la presse sur le tournage de son prochain film. Ce Congolais qui a quitté le pays pendant la guerre civile de 1997 pour l’Europe, notamment la Belgique et la France où il était sans domicile fixe, a laissé une histoire remarquable aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque je suis arrivé aux Etats-Unis, j’ai intégré le corps de Marines où je suis sorti major de ma promotion. De là, j’ai fait la guerre du Kossovo, l’Afghanistan et l’Irak. Pendant que je me trouvais dans ces pays, il y a des gens qui ont constaté que j’apportais quelque chose de nouveau, de la valeur ajoutée aux Etats-Unis et ils ont écrit un livre sur ma vie », a-t-il raconté à la presse.

En effet, cet ouvrage d’environ quatre cents pages, intitulé « Sous l’ombre de la liberté », a inspiré le producteur américain, Michaël Berry, qui l’a transformé en un scénario pour en faire un film. Il retrace ainsi la vie de ce Congolais né prématurément dont les médecins ne donnaient pas la chance de vivre longtemps. Le coût de l’investissement est chiffré à vingt millions de dollars, soit dix milliards francs CFA. « Tous les contacts étaient déjà pris pour que cela se fasse en Afrique du Sud, mais lorsque nous nous sommes retrouvés, je leur ai dit que je suis Congolais, je me suis battu pour les Etats-Unis pour que vous ayez cette liberté, mais n’empêchez pas à mes frères congolais de bénéficier de leur frère.  Donc, c’était très important pour moi de revenir dans mon pays, apporter cet investissement, cette valeur ajoutée au Congo qui m’a tout donné », a expliqué Tchicaya Missamou.

L’ancien Marines optimiste quant à la réussite de son projet

Sur place, l’ancien Marines a rencontré certaines autorités qui attachent du prix à ce projet et qui lui ont donné des assurances. Il a aussi visité quelques sites et fait beaucoup de photos à la demande du producteur, Michaël Berry. Interrogé sur le manque d’infrastructures dans le pays, le Dr Tchicaya Missamou s’est dit optimiste quant à la réussite de son projet. « Ce sera une première au Congo de voir des studios Hollywood venir tourner le film sur place. Ce n’est pas facile de tourner un film d’une grande valeur dans un pays qui n’a pas d’infrastructures mais on doit commencer quelque part, c’est ce que la diaspora doit emmener. J’ai dit au producteur que chaque membre de l’équipe qui viendra aura un Congolais à son côté pour lui inculquer quelque chose », a-t-il poursuivi.

Selon des accords avec le producteur, à son retour aux Etats-Unis, une équipe reviendra pour inspecter les sites et travailler sur la logistique. Pendant son tournage, ce film autobiographique aura pour acteurs principaux des Noirs Américains mais aussi des extras qui seront Congolais.

Interpellé sur le fait qu’il fait l’objet des attaques sur les réseaux sociaux depuis qu’il séjourne au pays, Tchicaya Missamou pense qu’il y a un moment pour critiquer et un autre pour construire. « En tant que fils de la diaspora, il y a le Congo des réseaux sociaux et le Congo de la réalité. Il y a le Congo de la critique violente et il y a le Congo de la critique constructive. Je suis beaucoup plus dans la réalité, dans la critique constructive qui va nous permettre d’aller de l’avant. C’est important pour moi et ma fille pour que ce film se fasse au Congo-Brazzaville pour que le Congo en gagne », a-t-il conclu, espérant que le tournage de ce film au pays permettra de développer le secteur touristique, l’économie et l’éducation.

ADIAC

Catégories Culture

Laisser un commentaire