Du vin de manioc « made in Burkina Faso »





Le tubercule de Manioc renferme plusieurs potentialités connus de Christine Yaméogo. Transformer le manioc en différents produits alimentaires, c’est l’activité à laquelle s’adonne cette dame qui fait du « grenier du Burkina » (la région de la Boucle du Mouhoum) son terrain d’opération. A travers son entreprise Waguess (« viens voir » en langue mooré) aujourd’hui appelée Coopérative Simplifiée Burkina Journalier, dame Yaméogo réalise une vingtaine de produits à base du manioc. Venue en exposition-vente à la Foire Internationale Multisectorielle de Ouagadougou (FIMO 2019), un des produits du stand de Christine attire particulièrement l’attention des visiteurs : c’est le vin de manioc.




« Goûter le vin du manioc, et vous vous croirez aux noces de cana » se réjouit un visiteur après dégustation. Un vin de manioc est possible et au Burkina Faso. Exposant ses produits dans le « pavillon Soleil levant » du site du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) à l’occasion de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO 2019), Christine Yaméogo est en quelque sorte « une spécialiste » du manioc. Cette dame, petite de taille, mais grande d’esprit et d’ingéniosité considère le manioc comme « un trésor ». Elle nous explique que le manioc peut être transformé en une trentaine de produits dont le vin. Sur la table d’exposition de cette transformatrice de Dédougou, chef-lieu de la région de la Boucle du Mouhoun, on voit des gâteaux, du pain, du couscous, de l’atiéké, du tapioca. Tous ces produits ont pour dénominateur commun le manioc.

Christine Yaméogo avec son vin de manioc à la Foire Internationales Multisectorielle de Ouagadougou (FIMO 2019)

Mis en bidons de ½ litre et 1 litre avec une possibilité de conservation de 3 ans, le vin de manioc, d’un taux d’alcool de 4,5%, est une création dont Christine Yaméogo détient le secret. « Il vous purifie l’organisme et est très énergétique » confie cette dame d’une quarantaine d’années ayant rejoint son pays natal à la faveur de l’opération Bayiri (la patrie en langue mooré) qui a consisté à rapatrier des ressortissants Burkinabè de la Côte d’Ivoire.




Le vin de manioc, ce produit innovant dans le domaine de la transformation agroalimentaire locale fait son petit bonhomme de chemin depuis 2007 et s’est trouvé à plusieurs foires dans la sous-région Ouest-africaine. Cette boisson a séduit des jurys au Sénégal et au Bénin. Avec son vin de manioc, Christine Yaméogo a remporté successivement les premiers prix de l’originalité en « catégorie vin » dans les pays sus-cités. Ces prix étaient accompagnés d’un montant de 4 millions au Sénégal et 3 millions au Bénin.

Le Burkina Faso est riche de ses Hommes et de ses potentialités naturelles, il suffit de croire en soi pour y arriver. Cela constitue un credo pour dame Yaméogo qui a trouvé sa mine d’or dans le manioc. Les latins n’ont-ils pas dit que « le bon vin réjouit le cœur de l’homme » ? Le vin de manioc en est un.

AFRICAWASSA

Catégories Economie

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