Interview. Lauren Morgan: « Le maquillage ne doit pas être un masque »

Des débuts timides aux prestations reconnues et appréciées, l’originaire du Togo et du Bénin est une passionnée de beauté qui est née, vit et exerce sa profession en France. Voyage dans l’univers d’une artiste ayant plusieurs cordes à son arc.

 

 (L.D.B.C.) : Qui est Lauren Morgan ?

Lauren Morgan (L.M.) : Lauren Morgan est une jeune femme célibataire et sans enfant, originaire du Togo et du Bénin, née à Suresnes (92) en France. Artiste polyvalente, évoluant principalement dans l’univers du maquillage, je suis prothésiste d’ongles, technicienne de cils certifiée et barbière. Je suis aussi chroniqueuse beauté sur des plateaux de télévision et responsable de mon entreprise, Lauren Morgan Academy, où nous formons aux métiers de maquillage professionnel.

L.D.B.C.: Racontez-nous vos débuts dans cet univers de la beauté…

L.M. : J’ai débuté ma carrière en 2013 sur les plateaux de télévision en tant que maquilleuse. Par la suite, j’ai voulu être polyvalente et je me suis formée dans l’onglerie, l’extension de cils et la coiffure pour homme. Petit à petit, je me suis affirmée par la qualité de mon travail et très vite, la reconnaissance puis les contrats se sont enchaînés. Au nombre des chaînes pour lesquelles j’ai travaillé dans mon parcours figurent Télésud, Africa 24, LCI, M6, France 2, France5, Paris première, TF1 et biens d’autres.

L.D.B.C.:Comment se présente actuellement votre portefeuille client ?

L.M. : Je suis heureuse parce que ma gamme de client est bonne, grande et vraiment diversifiée. On y retrouve des citoyens nobles comme des hautes personnalités politiques, sportives, musicales.

L.D.B.C.: Parlez-nous de votre académie de beauté.

L.M. : Située dans le 8e arrondissement de Paris, Lauren Morgan Academy est une entreprise qui propose aux débutants, autodidactes et professionnels du secteur de la beauté et de l’image, des formations aux métiers de maquilleurs professionnels. Les formations sont intensives et permettent d’acquérir un savoir-faire, un savoir-être et la notion de business afin de permettre aux étudiants de tout niveau d’optimiser la réalisation ou le développement de leur projet professionnel.

 L.D.B.C. : Qu’elle est votre vision du maquillage ?

L.M. : Je clame haut et fort que le maquillage ne doit pas être un masque. Une belle mise en beauté c’est celle qui met en valeur son modèle sans lui confisquer son identité. Un maquillage fait tomber le masque de l’apparence en révélant la beauté personnelle et en sublimant l’individualité.

 L.D.B.C.: Puisque le maquillage n’est pas un masque, quel conseil prodiguez-vous ?

L.M. : Le conseil primordial est celui d’utiliser les bons produits, les bonnes teintes aux personnes correspondantes tout en demeurant dans la légèreté et en évitant d’appliquer trop de produits et de matières qui surchargent pour rien. Il ne faut pas confondre un maquillage du quotidien d’un maquillage destiné à un shooting photo ou un tapis rouge.

L.D.B.C.  : Quelles sont difficultés que vous rencontrez dans la pratique de votre métier ?

L.M. : Dans mon métier, les difficultés que j’éprouve sont le démarchage de la clientèle et la réalisation d’un bon réseau client.

L.D.B.C. : Avez-vous régulièrement des collaborations en Afrique ?

L.M. : Oui. Lorsque je suis sollicitée pour de grandes manifestations, je n’hésite pas à faire le déplacement. En février 2019, par exemple, je serai au Togo dans le cadre du festival international de la mode  (Fimo 228) pour des séances de formation.

L.D.B.C.: Etes-vous déjà arrivée au Congo ?

L.M. : Oui, je suis déjà venue au Congo. Mon dernier séjour remonte à décembre 2017. Et j’y retournerai dès que possible pour donner des formations en maquillage.

L.D.B.C.: Aujourd’hui, quelle ambition nourrissez-vous ?

L.M. : J’aspire sincèrement voir mon centre de formation s’étendre à l’international.

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