Interview. Lebon Chansard Ziavoula : « Nous espérons faire asseoir une dynamique dans la pratique du métier de photographe à Brazzaville »

Le collectif Mbongui art photo organise, le 24 novembre, à partir de 10 h, une rencontre photographique dénommée « Zoom sur Brazza ». Entretien avec le responsable de l’événement qui sera une première dans la capitale congolaise.

 Parlez-nous de vous.

Lebon Chansard Ziavoula (L.C.Z.) : Né en République du Congo, je suis Lebon Chansard Ziavoula, artiste visuel, directeur artistique et initiateur de la plate-forme Mbongui art photo. Diplômé en communication documentaire à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Marien-Ngouabi, mes rencontres en 2006 et 2007 avec les photographes Baudouin Mouanda et Lumière Moussala m’avaient incité à me tracer une trajectoire artistique et journalistique. A cet effet, j’ai rejoint, en 2010, le collectif Génération Elili au sein duquel je suis chargé de la communication. Mention spéciale du jury aux huitièmes Jeux de la francophonie à Abidjan, en 2017, j’ai déjà participé à plusieurs expositions, formations et collaborations avec des journaux à l’échelle nationale et internationale.

 Qu’en est-il de la balade photographique du 24 novembre ?  

L.C.Z. : Intitulée « Zoom sur Brazzaville », cette balade est un stage photographique qui permettra aux photographes (amateurs et professionnels) de développer leur regard en la matière. Ce stage se tiendra sous forme d’une série de promenades photographiques dans les rues de Brazzaville sur le thème « Les hommes forts de Brazza ». L’idée étant de mettre en lumière ces hommes et femmes qui font vivre l’économie brazzavilloise au quotidien à travers des métiers du secteur informel comme la vente ambulante à la criée, la cordonnerie et biens d’autres.

 Que vise cet événement ?

L.C.Z. : Il vise avant tout à promouvoir la création et la production photographique contemporaine en République du Congo. Outre cela, nous espérons faire asseoir une dynamique dans la pratique du métier de photographe à Brazzaville et permettre aux participants d’acquérir des aptitudes nécessaires à la pratique de la photographie d’auteur.

 Quels sont donc les participants à cette première édition de la balade photographique ?

L.C.Z. : Après le lancement d’un appel à participation, nous souhaitions retenir dix candidats. Au final, nous sélectionnerons près de vingt photographes pour participer à ce stage photographique qui se tiendra dans différents arrondissements de Brazzaville. Le top de l’événement se fera ce 24 novembre mais il s’étendra pendant une période de trois mois.

Comment comptez-vous capitaliser cette riche expérience ?

L.C.Z. :  A la fin du projet, il sera organisé des expositions photographiques itinérantes dans différents arrondissements de Brazzaville. Ceci pour initier le grand public au regard et à la pratique de la photographie. A cet effet, nous visons notamment les ronds-points et mairies de la capitale. Par ailleurs, des catalogues regroupant tous les travaux photographiques accompagnés des textes seront édités à la fin du projet.

 Parlez-nous de Mbongui art photo, structure porteuse du projet ?

L.C.Z. : Mbongui art photo est une plate-forme d’échanges, de réflexion et de partage sur la création et la production photographique en République du Congo. Elle a été mise en place pour faire face au manque de plates-formes dynamiques de promotion autour de la photographie d’auteur dans le pays et, plus particulièrement, à Brazzaville.

 Un mot de la fin

L.C.Z. : Pour des raisons de fiabilité et de réussite, nous avons jugé nous limiter à environ vingt participants. Que cela ne décourage personne car nous perpétuerons cette initiative. Nous croisons simplement les doigts et espérons que cette première édition soit une réussite.

Avec ADIAC

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