Koffi Olomide invite les anciens de Quartier Latin à souffler ses trente-deux bougies avec pompe




Annoncé pour le  25 novembre, veille de la date anniversaire du 26 novembre, l’événement pour lequel le leader du réputé orchestre congolais a lancé une invitation solennelle à tous ses ex-collaborateurs va recevoir les mélomanes de Kinshasa et Brazzaville à partir de midi, sur l’esplanade de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin).

Nostalgique des débuts du Quartier Latin qu’il a évoqués avec le bel enthousiasme qu’on lui connaît, Koffi Olomide a fait savoir sur le petit écran que la manifestation serait faste. En effet, face à un des chroniqueurs musicaux qui l’avait en interview, le week-end dernier, le Grand Mopao a, non sans grande fierté, parlé des préparatifs. Ainsi, pour souffler les trente-deux bougies de son orchestre présenté comme « la digne vitrine de la RDC », il s’est d’ores et déjà targué de n’avoir pas lésiné sur les moyens. En effet, parlant des cadeaux destinés à ses sociétaires, il ne s’est pas gardé d’en citer quelques-uns. Dans la foulée, il était question de « dix-sept jeeps avec volant à gauche », a-t-il précisé, en ajoutant que dans le lot des présents, il y aura aussi bien des « téléviseurs, téléphones que congélateurs ». Gâteau et bougies ne manqueront pas pour cette célébration dont le dress-code est le noir-blanc.




En l’espace d’une semaine, le Quartier Latin sera à l’honneur à deux reprises. C’est dire qu’il y aura déjà un air de fête avec le concert du 17 novembre, la soirée dont l’affiche n’est autre que Cindy le Cœur. La coqueluche et directeur artistique attitrée du groupe, au travers de son spectacle « Cindy chante Quartier Latin », s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’orchestre qui lui a ouvert ses portes voilà onze bonnes années à présent. Elle y a fait son entrée en 2007. Pour ce show prévu au Pullman Hôtel, la belle au timbre caressant a choisi de revisiter quelques-uns de ses tubes favoris du groupe de sa voix suave.

« Cindy chante Quartier Latin », un prélude

L’on peut penser sans se tromper que le concert du week-end prochain, au Pullman, est un prélude à la fête du 25 novembre qui tient lieu d’hommage rendu aux aînés de Quartier Latin par la génération actuelle, la troisième en fait, qui en fait briller les lampions. En effet, comme l’a rappelé quelques jours Jean-Pierre Eale, dans un article paru en ligne, Quartier Latin doit assurément son remarquable renom à « trois générations de musiciens ». Suzuki, Babia, Sam Tshintu, Willy Bula, Bouro Mpela, etc., passent pour les véritables ténors de la première avec à leur actif des tubes contenus dans les quatre albums Pas de faux pas, Magie, Ultimatum et Droit de Veto.Cindy chante Quartier Latin au Pullman

En bon mélomane, Jean-Pierre Eale se souvient aussi que la seconde génération avait, quant à elle,  fait un sacré bon temps avec ses trois albums Force de frappe, Affaire d’État et Danger de mort. C’est à ce moment que sont entrés en jeu Fally Ipupa, Jypson Butukondolo, Jordan Kusa, Soleil Wanga, Ferre Gola, Lola Muana, Deo Brando et Montana Kamenga. A leur tour, ils ont brillé devant les projecteurs à l’instar de leurs aînés susmentionnés. Par ailleurs, pour preuve de leur savoir-faire apprécié en son temps, ils sont pour la plupart aujourd’hui aux commandes de leurs propres orchestres. Comme quoi, l’aura de leur ancien patron leur aura servi plus que leurs prédécesseurs.




Et si la génération actuelle, entendue comme la troisième, n’a pas moins de mérite que de continuer à maintenir à flot l’orchestre, elle semble pourtant ne pas avoir produit de stars comme c’est le cas avec la précédente. À y regarder de près, hormis Cyndi le Cœur, qui du reste est l’unique du lot à avoir sorti un album, personne n’émerge vraiment. Elle semble être la seule à faire figure d’exception faisant ombrage au reste des sociétaires du Quartier Latin. Espérons qu’avec la sortie de son album en gestation, cette actuelle génération mettra la lumière sur d’autres perles.

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