La nouvelle université Denis Sassou-N’Guesso menacée par l’érosion





Les constructions humaines ne sont que peu de choses face aux forces de la nature. La nouvelle université Denis Sassou N’Guesso (l’UDSN) de Kintélé, au nord de Brazzaville, en fait l’amère expérience. L’érosion menace plusieurs bâtiments de ce plus grand temple du savoir au Congo et en Afrique centrale, après de fortes pluies au cours des derniers jours, qui ont accéléré la dégradation de la situation.

L’érosion est un phénomène inquiétant pouvant survenir sur des sols en pente ou agressés d’une manière ou d’une autre par l’homme ou par les éléments. Fuite des nutriments par lessivement rendent alors la terre pauvre et instable. Les plantes peuvent nous aider à y remédier. Et pour ce faire, lors de la journée nationale de l’arbre, plusieurs arbres ont été plantés pour vaincre l’érosion qui constitue désormais un grand danger pour l’UDSN.

Le projet, qui doit accueillir 30 000 étudiants et donner ainsi naissance à la plus grande université du pays et de la sous-région, est un établissement composé en majorité d’instituts techniques conçus pour répondre au besoin d’adéquation entre formation et emploi et compenser les lacunes de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, critiquée pour son enseignement trop théorique : 70 % des chômeurs diplômés du pays sont issus de cette université.




Aux difficultés de financements, viennent s’ajouter des problèmes de pillages au sein même du campus en chantier, pourtant surveillé nuit et jour. Climatisation, téléviseurs et mobilier tout juste installés ont été volés à l’intérieur des bâtiments flambant neufs.

Rappelons que la durée des travaux de construction de l’ UDSN est de 36 mois, soit 3 ans, pour un coût prévisionnel de 241 milliards 647 millions 529 mille 724 FCFA.

Les echos

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