Le calvaire des 2e , 3e et 4e bureaux au Congo avec la rupture




Il fut un temps où le peuple se faisait chanter par naïveté «  Yhomby a tout volé, on le mettra au poteau… » . Aujourd’hui, le même personnage qui diffamait Yhomby a fait pire et entend comment le peuple lui lance «  Sassou partout partout… ». La gestion familiale et aventurière de l’État a conduit à une crise économique sans précédent avec pour boomerang le mot « rupture ». Une rupture qui touche profondément les maîtresses et secondes épouses.

A Tchibamba, un quartier de Pointe-Noire, Solange louait une villa à 100.000 frs le mois, payée par son homme qui vivait avec son épouse à Ngoyo. Mère d’une fille de 6 ans, Solange partageait la villa avec sa nièce et recevait chaque fin du mois près de 150.000frs de popote.Une vie dorée ponctuée par des voyages à Dubaï, Cotonou etc.

Celui qui garantissait à Solange tous ces privilèges travaillait dans une sous traitance pétrolière qui a fait faillite depuis la chute du baril. Du coup, il lui était impossible de maintenir deux foyers et a dû se replier vers sa première femme. Solange a été contraint de se trouver un studio à Mpita.




C’est l’histoire de nombreuses congolaises ayant choisi le chemin de la facilité en assumant d’être des deuxièmes, troisièmes, voire quatrièmes bureaux. La rupture dit-on a discipliné certains hommes u détriment des femmes qui peinent à survivre. Trop de belle vie facile rend paresseuse.

Il fut un moment, où des hommes, généralement voleurs des fonds publics se sont laissés emporter dans le sexe sans se soucier du lendemain. Et ces enfants, nés hors mariage en payent les frais à ce jour. Des femmes abandonnées avec enfants ne savent plus à quel saint se vouer et contraintes de regagner le domicile familial, soit abandonner les enfants à un parent.

C’est le cas de Rosine, qui a été obligée de revivre avec son ex qu’elle avait quitté pour un tonton a pesa a tala té. Le tonton ayant fui, il lui était devenu difficile de s’en sortir financièrement.

«  Sala lisusu monoko to tala yo, nzela ya Chine é kangami » c’est ce qu’entend chaque fois Grâce de ses voisins à Mikalou. Au plus fort de la gabegie des voleurs, elle narguait ses voisins avec ses voyages en Chine. Son amant est aujourd’hui incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville et elle dans la souffrance et merci de ses voisins.




La plupart de ces femmes n’ont pas su profiter de ces moments de pluie financière en n’ayant aucun plan de futur. Personne n’imaginait que le pays allait sombrer dans la misère, vu que le pétrole est intarissable pour certains.

Stéphanie Mabonzo

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