Les Brésiliens dans la rue pour demander justice pour Marielle Franco





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Un an et demi après l’assassinat de la conseillère municipale, noire, homosexuelle, et militante des droits de l’homme, l’enquête n’a toujours pas identifié le commanditaire du crime, tandis que les liens avec la famille du président sont de plus en plus ambigus.

Les Brésiliens sont sortis dans les rues mardi 5 novembre dans plusieurs grandes villes du pays pour réclamer justice dans l’affaire Marielle Franco. Le portrait de la conseillère municipale, noire, homosexuelle et militante des droits de l’homme est partout devant l’église de la Candelaria. Les t-shirts, les drapeaux, les pancartes rappellent que 600 jours se sont écoulés sans réponse depuis sa mort.

« Je trouve ça terrible, réagit Janaina Ribeiro, révoltée. C’est le reflet de ce qu’on vit aujourd’hui au Brésil. Ce crime contre Marielle c’est l’exemple d’un État chaotique dans lequel on n’arrive pas à avancer. »




« On ne les laissera pas en paix »

Malgré les polémiques sur l’apparition du nom de Jair Bolsonaro dans l’enquête, le lien entre les fils du président et les deux suspects arrêtés il y a six mois est avéré. À 20 ans, Beatriz Vargas tente de suivre ce feuilleton policier. « Ils nous mentent sans vergogne. Ils mentent dans tous les domaines. Mais on ne les laissera pas en paix tant qu’ils ne répondront pas dans cette affaire », prévient-elle.

Les manifestants défilent aussi contre l’autoritarisme. L’un des fils du président a récemment évoqué la possibilité de remettre en vigueur une disposition qui avait suspendu les libertés constitutionnelles lors de la dictature en 1968.

Lucia Valeria se dit angoissée : « On ne comprend pas comment un tel discours n’est pas criminalisé, s’indigne-t-elle. Nous avons vécu sous la dictature et faire ce genre d’exaltation à la dictature c’est une menace. Et rien n’est fait. On vit dans un État qui n’est pas démocratique. »

Eduardo Bolsonaro, aussi député fédéral, a ensuite présenté ses excuses. L’opposition tente de le poursuivre en justice pour ses propos.

(Avec RFI)

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