Musique : le directeur général de « Trace Congo » attire l’attention des arnaqueurs




Au cours d’un échange qu’il a eu avec les professionnels de la musique et de divertissement, le 4 octobre à Brazzaville,  Ethel Ngombé a mis en garde les artistes qui se laissent escroquer.

Le but de la rencontre a été d’évoquer certains aspects relatifs à la programmation et la diffusion des clips vidéos sur « Trace Congo ». En effet, depuis six mois que les médias « Trace kitoko » et « Trace FM » ont commencé leur diffusion, il était de bon aloi de dresser un petit bilan des aspects positifs et négatifs. Il a été question de voir les choses à corriger là où cela fait défaut et les points positifs que ce média a pu apporter dans l’évolution du business des artistes.

Ethel Ngombé a rappelé que Trace Kitoko a été lancé à Brazzaville pour faire la part belle à cette ville. Mais il se trouve, a-t-il regretté, que les Brazzavillois ne sont pas motivés comme les Ponténégrins qui prennent le dessus pour se faire connaître. Les managers de Brazzaville n’envoyant pas assez de produits, alors que le combat aujourd’hui est de faire accepter les artistes congolais partout à travers le monde.




Compte tenu du fait que le marché congolais, jeune qu’il est, est encore en train de prendre corps, « Trace » accepte certaines souplesses mais à partir du mois d’avril 2019, marquant le premier anniversaire de son lancement  pour les deux Congo, la programmation sera stricte, a fait savoir  Ethel Ngombé.

Il a expliqué à ses interlocuteurs que le comité de programmation fonctionne d’une seule manière mais sur deux pôles. Des soumissions de programmation sont faites au départ à partir des deux Congo, a-t-il dit, avant d’être soumises aux discussions avec les programmes qui viennent de Paris où se trouve la régie. En effet, a-t-il argumenté, des comités de programmation communs se tiennent toutes les semaines, pour décider de ce qu’il y a lieu de diffuser entre ce qui vient de Paris et ce qui vient du Congo, insistant la neutralité de ce comité.

« « Trace » n’est pas corruptible. Il faut que la programmation soit indépendante, parce que si le choix des programmes et les vidéos à diffuser doivent dépendre de l’argent, on va se retrouver avec de mauvais clips. Dès lors, on va baisser la qualité de l’écran, donc de notre audience et finalement on sera perdant. C’est pour cela qu’il y a une  séparation entre la programmation qui décide du choix de la couleur de nos médias et   le marketing qui  est là pour vendre des espaces autour de nos chaines », a précisé Ethel Ngombe.

L’occasion était tout indiquée pour le directeur de « Trace Congo » d’expliquer le processus d’envoi des clips à « Trace TV », à l’ adresse e-mail programmationcongo@trace.TV « Vous adressez votre clip, la programmation reçoit. Certes, nous sommes très sollicités parce qu’on reçoit près d’une cinquantaine de clips par semaine mais on repond à tout le monde. Généralement, sur une semaine, voire dix jours, on a le retour de la programmation qui informe si c’est accepté ou non », a-t-il signifié.




Le directeur de « Trace Congo » a demandé aux producteurs et artistes de ne pas passer par de tierces personnes pour envoyer des clips vidéos. « Il n’y a personne aujourd’hui qui soit habilité de dire que j’ai la capacité de faire entrer tel titre en diffusion ou tel autre, si ce n’est moi-même. Je le dis de manière claire, que ce soit sur Brazzaville, Pointe-Noire, Kinshasa ou autres villes. Si quelqu’un vient vous dire qu’il faut donner de l’argent pour entrer en programmation,  il ne faut pas l’accepter  », a-t-il martelé.

Avec Adiac

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