P/Noire : un bailleur de fonds refuse de prêter de l’argent à un pro-Sassou




« …le bailleur de fonds là est un con, donc il m’a gardé rancune depuis l’affaire des élections là ? Il ramène la politique dans nos relations de tous les jours. Je ne sais pas ce que Sassou a fait aux Nibolek en tout cas ». C’est en ces termes, que Jean Poaty, un quinquagénaire du quartier KM4 s’est plaint après le refus d’un bailleur de fonds bien connu du quartier de lui prêter 100000 fcfa.

Les stigmates de l’élection tourmentée de Denis Sassou Nguesso en mars 2016, sont encore visibles dans la société congolaise. La preuve est que certains opposants sont encore en prison au seul motif de n’avoir pas reconnu sa victoire.




Un bailleur de fonds, vivant au quartier KM4 de Pointe-Noire et fief du général Jean Marie Michel Mokoko, a refusé catégoriquement de l’argent à un voisin dans le besoin, au seul motif d’avoir soutenu Denis Sassou Nguesso et célébré les arrestations de Mokoko et Okombi Salissa.

Le bailleur de fonds a rappelé à son voisin les promesses démagogiques sur l’emploi des jeunes et l’amélioration des conditions de vie des habitants de Pointe-Noire. «  Vas demander des sous chez Sassou et laisse moi tranquille, tu peux même mourir devant mes yeux , je serai insensible » a renchéri le bailleur de fonds.

Pour le bailleur de fonds, il est nullement question de rancune, mais de réalisme, car Sassou aussi a emprisonné les innocents. Alors que tout le monde souhaitait le changement au pays, le voisin dans le besoin aujourd’hui vantait les qualités de Sassou Nguesso, selon lui, le seul capable à développer le Congo.

Il évident au Congo que des personnes qui ont soutenu Denis Sassou Nguesso en 2015 et 2016, regrettent amèrement ce choix, après s’être rendu compte de la duperie. La nouvelle république, tant vantée est devenue une sorte de prison à ciel ouvert, ou la moindre contestation est passible d’incarcération et même de mort.




La crise économique que traverse le Congo actuellement, à cause de la mauvaise gestion des biens publics a renforcé cette perception dans la société. Les pro-Sassou se rendent compte de leur mauvais choix, bien qu’en public sont obligés de continuer à faire les zouaves.

Espoir Tumba

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