Peu de Congolais connaissent la signification des armoiries de la République !




 

 

Et pourtant leur connaissance et leur signification sont obligatoires. Que l’on soit élève, étudiant, intellectuel, paysan, ménagère, travailleur, chômeur, pêcheur, chasseur, journaliste, policier, gendarme, militaire, enseignant, bref tout individu appartenant à n’importe quelle couche sociale doit les connaître.

Oui, ce sont les armoiries et autres symboles nationaux du genre sceau de l’État et de diverses institutions qui fondent et définissent la République. C’est pourquoi les structures nationales en charge des questions morales et civiques sont appelées à créer des stratégies d’envergure pour les vulgariser. Il est en effet gênant, sinon même scandaleux, de voir un étudiant ou un intellectuel tâtonner devant l’un des symboles de son pays.




En termes simples les armoiries de la République renvoient à l’ensemble des signes et symboles du pays ainsi que sa devise. Le constat que l’on fait est que peu d’administrations et d’écoles se préoccupent, par exemple, de la levée des couleurs chaque matin. Et si elles le font, les personnes présentes n’ont pas d’attitude conséquente au moment où les couleurs sont hissées.

Aussi doit-on se poser la question suivante : est-ce par méconnaissance de ce que sont les armoiries de la République ou par manque de respect volontaire envers ces dernières ? La réponse immédiate à cette question est que la signification de ces armoiries n’est pas connue de tous faute de vulgarisation.

Tenez ! Posez les trois questions suivantes à des citoyens pris au hasard dans au moins quatre départements du pays sur la signification des couleurs du drapeau national. Quelques-uns seulement répondront bien à ces questions.

Il est vrai que le vert du drapeau évoque l’espérance dans l’avenir économique et social, le jaune exprime la volonté d’union et l’hospitalité légendaire du Congo, le rouge signifiant le courage et l’ardeur du peuple congolais parmi les Nations du monde.




Mais que dire des dimensions du drapeau par exemple ? Sa longueur est fixée à 1m80, sa largeur à 1m20, ses côtés triangles à 1m20, sa bande jaune à 0m60, le triangle vert étant du côté de la hampe.La devise « Unité-Travail-Progrès» ne devrait pas être récité mécaniquement par les citoyens car elle nécessite une pénétration compréhensive.

Le Congo est un et indivisible ; tous les Congolais doivent s’aimer et travailler la main dans la main ; l’Unité demande l’amour, la compréhension mutuelle et la fraternité. En ce qui concerne le travail, c’est par lui qu’une personne ou l’État se libère; le travail permet donc de mettre en valeur les richesses du pays et c’est grâce à lui que l’homme se procure les biens, les services, le bien-être. Quant au Progrès, c’est le fait que dans l’unité et par le travail, le pays est appelé à se développer en créant des emplois et en assurant le bien-être de la population.

Et l’hymne national ? C’est le chant national officiel adopté par la Loi constitutionnelle n°10 du 21 novembre 1959. Le premier couplet chante la liberté, le second exprime l’attachement à l’unité et la foi en l’avenir, tandis que le troisième exprime la détermination des Congolais pour la défense de leur drapeau. Le refrain, quant à lui, met l’accent sur la devise de la République à savoir : Unité-Travail-Progrès.

Que dire du sceau de l’État ? C’est le cachet qui certifie les actes officiels.
Certains Congolais ont perdu le sens civique. Et ce manquement, s’il n’est pas corrigé, provoque des actes inciviques de toute nature qui sont en réalité un vrai frein pour le développement que l’on souhaite. Aussi des associations spécialisées devraient-elles emboîter le pas aux structures étatiques pour le travail de vulgarisation des armoiries de la République et autres symboles.





Que tous les cycles du système éducatif, du primaire à l’Université, se préoccupent donc de l’enseignement de ces armoiries. Les notions de base comme la citoyenneté, le patriotisme, le civisme, la culture de paix, les institutions doivent être impérativement connues de tous car elles sont à la base de la bonne conduite des citoyens pour le développement harmonieux du pays.

Ghislain Lolaka

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