Quartiers nord : les filles se vendent pour une bouteille de bière et grillades




 

« Le pouvoir appartient aux nordistes » entend-on souvent au Congo, mais les personnes qui subissent en premier les effets de la mauvaise gestion du pays sont aussi les ressortissants du nord. De Ouenzé à Kintélé, il n’y a que le mot rupture qui sort de la bouche de tout le monde pour justifier le protectionnisme social.

La faiblesse du pouvoir d’achat dans une famille, entraîne une multitude de contraintes qui parfois laissent le père impuissant. Depuis que la réalité a mise à nue l’amateurisme de la bande à Sassou, la dépravation des mœurs a aussi pris des proportions ascendantes au Congo.




Incapables de subvenir aux besoins élémentaires de leurs familles, les parents assistent impuissants à l’infidélité de leurs épouses, à la débandade sexuelle de leurs enfants.

A Nkombo, Massengo ou Makabandilou, les hommes ont vite compris que les filles n’ont plus grand-chose pour les résister. Une bouteille de bière et un plat de nourriture suffisent pour les avoir dans le lit.

Charles, un jeune qui tient une alimentation non loin de la station d’essence de Nkombo, raconte comment depuis la rupture, il a conquis toutes les filles qui lui retissaient avant. Sa position sociale lui confère des avantages à ce sujet, et chaque matin chacune d’elles veut manger et lui à une boutique d’alimentation.




C’est la réalité actuelle dans les quartiers nord de Brazzaville au grand regret des parents, qui voient comment leur autorité vole en éclat. Ventre affamé n’a point d’oreilles. Des mineures d’entre 14 et 17 ans, se livrent pour un plat de nourriture, et parfois acceptent de devenir des seconds bureaux des adultes, juste parce qu’assurées d’avoir son plat de nourriture journalier.

Francine Oba

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