Transport : lancement de la concession des routes nationales I et II




Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a donné, le 1er mars, le coup d’envoi de la concession des tronçons routiers Pointe-Noire-Yié (535km), Brazzaville-Ouesso (environ 830km) et de leurs jonctions. La cérémonie s’est déroulée au poste de péage de Lifoula, localité située dans le district d’Ignié, au nord de Brazzaville.

Adjudicataires du marché au terme d’un appel d’offres international, les sociétés China state construction overseas Congo et Egis road opération Congo vont assurer respectivement l’entretien et l’exploitation des tronçons concédés durant une période de trente ans, à travers l’entreprise La Congolaise des routes.

« Il fallait absolument aller vers une mise en concession des tronçons déjà construits. On a fait presque deux ans après avoir mis en place une consultation internationale pour rechercher les bons partenaires », a déclaré le ministre de l’Aménagement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya.

L’objectif est de pérenniser la route à jamais, a-t-il expliqué, ajoutant que « pour ce faire, il faudrait passer par ce modèle de partenariat public-privé. Pour pérenniser la route, il faut l’entretenir à travers des contributions diverses ».

Hormis l’entretien et l’exploitation de la voie, il est aussi envisagé la création d’aires de repos, des stations-service et d’autres commodités afin de rendre le voyage agréable sur les deux tronçons.

La route nationale n°2 s’est fortement dégradée au niveau de certains axes. Les travaux de réfection, entrepris depuis quelque temps, n’évoluent guère à un rythme satisfaisant en raison des difficultés financières que connaît actuellement le pays.

« Nous devons reconstruire entièrement la chaussée de la nationale n°2 avant que celle-ci ne puisse intégrer la concession. Les travaux sont en cours et seraient accélérés pendant la saison sèche. L’entreprise en charge de la réhabilitation du tronçon est partie prenante de la concession », a indiqué Jean Jacques Bouya.




La tarification jugée élevée au niveau des péages

Les tarifs appliqués au poste de péage sont jugés plus élevés et pourraient ipso facto entraîner la flambée des prix de certaines denrées sur le marché. Les voitures berlines et les tricycles paient mille cinq cents francs CFA contre deux mille francs CFA pour les pick-up et trois mille francs CFA pour les minibus.

Les véhicules de transport collectif, notamment les autocars, sont taxés à treize mille francs CFA. Les véhicules poids lourd de deux essieux, quant à eux, paient vingt mille francs CFA tandis que ceux de trois essieux et plus quarante mille francs CFA.

C’est le prix à payer pour disposer des tronçons routiers bien entretenus. Pour la population riveraine du poste de péage, un système d’abonnement est mis en place en tenant compte de sa proximité.

Reliant le port de Pointe-Noire à la partie septentrionale du Congo, la route nationale n°1 a été construite par la société China state construction engineering corporation sur un financement estimé à plus de mille milliards de francs CFA. Le contrôle de l’ouvrage était effectué par la société française Egis international.

Catégories Economie

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