Un conflit frontalier oppose les mairies de Djiri et Mfilou




Qui dirige actuellement le quartier Saint-Denis, situé derrière le Centre national de radio et télévision ? Créé en 2002-2003, le quartier Nkombo Matari II, communément appelé « Saint-Denis », divise depuis quelques mois les responsables des arrondissements 7 et 9 de Brazzaville.

Appartenant jadis à Mfilou, le septième arrondissement, le quartier « Saint-Denis » avait été rattaché, d’après certaines sources, à l’arrondissement 9 Djiri, après sa création en 2011. En effet, après l’avoir annexé au quartier 903 Matari, la mairie de Djiri avait procédé à la désignation des chefs de zone et de bloc en 2014. Théâtre des conflits fonciers entre occupants illégaux et propriétaires terriens, ce quartier avait alors pour défis les voies d’accès pour faciliter la circulation des biens et des personnes, le lotissement, l’eau et l’électricité.

Mais, aujourd’hui, fort de son peuplement, Saint-Denis qui compte plus de cinq mille habitants est l’objet d’un litige frontalier opposant Djiri à Mfilou. Le conflit concerne les zones 10, 11 et 12 de ce quartier, attribuées autrefois à Djiri. Selon une source proche du dossier, Mfilou qui a donné naissance à une partie de Djiri a repris son territoire, estimant que la frontière se trouvait au niveau de la rivière Tsiémé.




« Le maire de Mfilou viole nos frontières attribuées par l’Etat. L’administrateur-maire de Djiri a proposé qu’elle soit représentée par son collègue de Moungali, mais le protocole national a invité celui de Mfilou, alors que nous avons un conflit territorial avec lui », a lâché un proche du maire de Djiri, le 1er novembre, au cimetière d’Itatolo, avant l’arrivée des officiels, à l’occasion de la célébration de la fête de Toussaint.

Une déclaration qui vient confirmer les rumeurs qui couraient sur un éventuel conflit qui existerait entre les administrateurs maires, Jean Marie Nzinga Ondemba de Mfilou, et Ida Victorine Ngampolo de Djiri. Selon un habitant de Saint-Denis, le maire de Mfilou a nommé, depuis le 25 mai dernier, les responsables des zones et blocs concernés. Mais, Djiri a confirmé depuis le mois passé les gens qu’il avait nommés en 2014.

Aux dernières nouvelles, le litige se trouve actuellement sur la table du ministère de l’Intérieur et de l’administration du territoire qui devrait trancher.

ADIAC

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