Un père traité de méchant par sa propre famille pour n’avoir rien exigé pour la Dot de sa fille




Il a juste exigé à son futur beau fils la signature d’une charte de bonne conduite garantissant le bonheur de sa fille dans le foyer. Toute infidélité, maltraitance lui réservait le droit de reprendre sa fille suivit d’une indemnisation importante.Le fiancé a accepté les conditions,contrairement aux oncles et tantes de la fiancée qui ont traité son père de tous les noms.

A l’heure où la Dot est devenue est une occasion en or pour de nombreuses familles de se ravitailler en tout auprès des fiancés de leurs filles, monsieur Albert Mouanda, un père de famille vivant à Dolisie, la troisième ville du Congo Brazzaville est sorti de l’ordinaire en refusant selon lui de vendre sa fille au premier offrant.




Après deux ans de fiançailles officielles, le fiancé de la fille de monsieur Mouanda s’était rapproché de lui, déposer la demande officielle de al liste de Dot. Heureux de marier enfin sa première fille, Albert Mouanda avait tenu à en informer sa famille lors d’une réunion au domicile de son frère aîné dans un quartier périphérique de Dolisie.

Une occasion en or pour certains d’entre eux d’ajouter dans la liste de Dot leurs doléances. Mais contre toute attente, Albert Mouanda après consultation avec son épouse réconforté par le consentement de sa fille, avait décidé de se passer de cette fameuse liste abusive de Dot.

Il s’est appuyé sur le code civile du Congo qui fixe à 50.000 Frs le prix de la Dot, mais a exigé la signature d’une charte de bonne conduite à son futur beau fils. Pour ce faire, il a fait venir un notaire, un commissaire de police et deux notables le jour de la Dot.




Après une brève consultation avec sa famille, le fiancé a accepté toutes les conditions dans la charte et apposé sa signature. Albert Mouanda exigeait dans cette charte le bonheur total de sa fille au foyer et toute violation lui donnait automatiquement le droit de mettre fin au mariage et sa fille aurait droit à une forte compensation de l’époux.

En quelque sorte le mari fautif paierait ce qu’il aurait payé à la Dot. Une décision qui n’a pas du tout plu à la famille de monsieur Mouanda, qui s’en est prit à lui aussitôt la cérémonie terminée.




Albert Mouanda a été traité de véritable méchant ayant un très mauvais cœur. Ses sœurs et frères comptaient bien obtenir quelque chose de la liste de Dot. Gardant son calme légendaire, Albert Mouanda s’est plié en morceaux pour faire comprendre à sa famille que seul primait le bonheur de sa fille, et que son mariage n’était nullement une opportunité pour s’offrir des pagnes WAX ou des costumes et Westons.

Stéphanie Mabonzo

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